Alors que beaucoup tournent la page et rangent les dossiers, notre combat, lui, ne connaît ni pause ni trêve.
Sur le terrain comme devant les tribunaux, les échéances s’enchaînent, les arbres tombent dans l’indifférence des autorités, et pourtant nous continuons à défendre l’État de droit, le vivant et les territoires.

Notre cadeau de fin d’année, c’est une victoire majeure.
Une victoire qui redonne de la force et du courage à toutes celles et ceux qui refusent de baisser les bras face à l’irresponsabilité environnementale.
Le parquet de Toulouse nous donne raison.
Il requiert l’arrêt des travaux du concessionnaire Atosca sur 46 sites où des infractions ont été constatées : des travaux réalisés sur des parcelles situées hors du périmètre de l’autorisation environnementale.

Le parquet demande également une astreinte de 10 000 € par jour de retard.
Nous saluons la réactivité du parquet, qui a su mesurer la gravité de la situation.
Car soyons clairs : seule une suspension totale du chantier permettra de faire toute la lumière sur l’ampleur des dérives et de rétablir l’État de droit.
Cette avancée est le résultat d’un rapport de force collectif.

Il convient de rendre hommage au collectif La Voie Est Libre, qui a construit cette lutte, ainsi qu’aux Écureuils présents sur place jour et nuit, qui les ont accompagnés pour protéger les arbres, documenter les infractions, alerter la justice et empêcher l’irréversible.
Celui porté par l’ensemble des milieux associatifs, environnementaux, paysans, naturalistes, juridiques et citoyens, qui travaillent sans relâche depuis des mois, voire des années.
Celui enfin de milliers de citoyennes et citoyens qui ne veulent pas de cette autoroute A69, refusent un projet climaticide, inutile et destructeur, et le font savoir par la mobilisation, la vigilance et la solidarité.
Des zones hors emprise ont été définitivement abîmées et font désormais partie intégrante de l’A69.

C’est donc l’ensemble du projet qui est concerné.
Pire encore, de nouvelles zones continuent d’être artificialisées, et des propriétaires terriens ont récemment été démarchés par Atosca.
Face à ce concessionnaire irresponsable, prêt à tout, une seule option s’impose : la suspension totale du chantier.

Lorsqu’un délinquant environnemental multirécidiviste commet son plus grave méfait, on ne lui demande pas simplement de réparer : on l’arrête.
Nous tenons à remercier chaleureusement les avocates, Julie, Marine et Alice, dont le travail rigoureux, l’engagement et la ténacité ont été déterminants dans cette victoire juridique.
Pourquoi nous avons besoin de vous maintenant ?

Cette avancée est le fruit d’un travail de fond : enquêtes, recours juridiques, expertises indépendantes, actions de terrain et mobilisation citoyenne.
Mais la bataille est loin d’être terminée, et les moyens juridiques ont un coût élevé.
À l’heure où les autorités oublient les arbres, le vivant et les territoires, votre soutien est plus que jamais indispensable pour continuer à agir, saisir la justice et faire respecter le droit.

En faisant un don aujourd’hui, vous permettez :

– de poursuivre les procédures judiciaires en cours,
– de documenter les infractions environnementales,
– de soutenir les actions sur le terrain et la mobilisation citoyenne,
– de défendre les terres, l’eau et les habitantes et habitants face à des projets destructeurs.

Votre don est un acte de résistance, de solidarité et de justice.