Un coup de frein bienvenu pour l’A69 ! Deux semaines seulement après le dépôt du pourvoi en cassation, le Conseil d’État a décidé de l’admettre. Un signal clair : les arguments portés par les 11 associations sont suffisamment solides pour être examinés en profondeur.
Concrètement, cette admission signifie que le recours fera l’objet d’une véritable procédure contradictoire devant le Conseil d’État. Autrement dit, le combat juridique continue et il est pris au sérieux.
Sur le terrain, le projet révèle déjà ses dérives : remblais instables, bassins endommagés, près de 100 hectares au-delà des emprises prévues, aujourd’hui sous le regard de la justice pénale. Derrière la communication rassurante, la réalité est celle d’un chantier contesté, fragilisé et destructeur.
Une demande de sursis à exécution pourrait désormais suspendre les travaux jusqu’au verdict final. Plus que jamais, rien n’est joué.
Cette autoroute imposée n’a rien d’inéluctable. Face à un projet écologiquement absurde et socialement contesté, la mobilisation citoyenne et le droit peuvent encore faire barrage. Protéger nos terres, nos paysages et l’intérêt général est une responsabilité collective.




